Une commission de la Chambre en Thailand intensifie l’enquête sur des terrains côtiers à Phuket
La commission de la Chambre des représentants de Thailand chargée de la lutte contre la corruption et les fautes administratives a intensifié son enquête sur des litiges concernant des terrains publics à Phuket, après des plaintes de résidents et de touristes sur la restriction d
La commission de la Chambre des représentants de Thailand chargée de la lutte contre la corruption et les fautes administratives a intensifié son enquête sur des litiges concernant des terrains publics à Phuket, après des plaintes de résidents et de touristes sur la restriction de l’accès aux plages, la perception non autorisée de droits de passage et l’empiètement sur des zones forestières.
La délégation, conduite par le président de la commission Arsapol Sorntraiphop, s’est rendue à Nui Beach et Freedom Beach lors d’une deuxième journée d’inspections, après avoir rencontré la veille les agences provinciales à Phuket City Hall. Le vice-président Preeti Charoensilp, le porte-parole de la commission Thanathan Pramoonpong et le député local du People’s Party Chalermpong Saengdee ont également pris part à la visite.
Ces inspections s’inscrivaient dans un programme parlementaire plus large comprenant aussi des visites à Bang Tao Beach, Sirinat National Park, Patong Beach et au commissariat de Phuket City. Cette série de déplacements faisait suite à une inspection du Premier ministre à Bang Tao Beach le mois dernier, à l’issue de laquelle les autorités ont été chargées de lutter contre les empiètements sur les terrains publics, de rétablir l’accès du public et d’agir contre les opérateurs illégaux.
À Nui Beach, la commission anticorruption a examiné des plaintes portant sur des voies d’accès bloquées et sur des frais imposés aux visiteurs entrant sur la plage. Les autorités ont également passé en revue l’usage des terrains relevant de l’Agricultural Land Reform Office, ou ALRO, qui fait toujours l’objet d’un examen judiciaire.
À Freedom Beach, la commission a étudié 24 affaires d’empiètement sur des zones forestières ainsi que des plaintes répétées de riverains et de touristes concernant des péages non autorisés et des risques pour la sécurité. Le site suscite aussi des inquiétudes après plusieurs noyades pendant la saison de la mousson, la commission appelant les agences à améliorer la signalisation d’alerte et à renforcer les mesures de sécurité dans les zones à risque.
Selon le Department of Lands, la zone de Freedom Beach couvre neuf parcelles. Les tribunaux ont déjà annulé deux titres fonciers jugés délivrés illégalement, tandis que les sept autres parcelles restent en cours d’examen. La commission a également reçu des pétitions d’habitants concernant les droits fonciers et l’usage des terrains.
Arsapol a déclaré que toutes les agences devaient soumettre une documentation complète dans un délai de 15 jours pour analyse. Il a ajouté que tout titre foncier délivré illégalement, toute négligence dans l’exercice des fonctions ou toute autre violation de la loi ferait l’objet de poursuites.
Il a souligné que les terrains examinés appartiennent à la nation et doivent être protégés selon une même norme, ajoutant que l’objectif est d’assurer l’équité pour toutes les parties et de préserver l’intérêt public à long terme.
Par ailleurs, la commission de la Chambre sur les terres, les ressources naturelles et l’environnement s’est également rendue à Nui Beach pour suivre les empiètements sur des forêts protégées et les efforts visant à rétablir l’accès du public. Des responsables ont indiqué à cette commission que le ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement avait ordonné la démolition de 39 structures dans la zone litigieuse d’ici le 9 juillet. Si les propriétaires ne s’exécutent pas, les autorités procéderont aux démolitions et chercheront à récupérer les coûts conformément à la loi.
Cette commission a indiqué qu’elle surveillait aussi des allégations selon lesquelles des prête-noms étrangers détiendraient illégalement des terrains, les restrictions à l’accès du public et l’application des décisions de justice ordonnant le retrait de structures illégales.