Une députée de Phuket soutient des réformes de seconde chance pour les anciens détenus
S’exprimant au Parlement en faveur de la création d’une commission spéciale chargée d’étudier la réinsertion des délinquants et la prévention de la récidive, la députée du parti Kla Tham a déclaré que Thailand compte actuellement environ 320,000 prisonniers…
La députée du parti Kla Tham, Oratai, a exhorté le Parlement le 9 mai à créer une commission spéciale sur la réinsertion des délinquants et la prévention de la récidive, en s’appuyant sur son travail auprès d’anciens détenus à Phuket. Elle a indiqué que Thailand compte environ 320,000 prisonniers, dont près de 70% incarcérés pour des infractions liées à la drogue, et qu’environ 30% des prisonniers libérés récidivaient dans les trois ans, selon les chiffres de 2019-2022.
Elle a déclaré au Parlement que l’emploi et l’acceptation sociale sont les principaux facteurs de réduction de la récidive. Selon elle, le casier judiciaire continue d’empêcher de nombreux anciens détenus d’obtenir un emploi stable, les laissant avec pour seules options des travaux journaliers temporaires.
Le projet carcéral de Phuket relie les détenus à la formation et aux revenus
Oratai a expliqué qu’elle est bénévole depuis plus de deux ans à la prison temporaire de Bang Jo, à Srisoonthorn. Elle a ajouté que d’anciens détenus la contactent régulièrement après leur libération pour lui demander de l’aide dans leur recherche d’emploi.
Elle a cité le Good People’s Market de Bang Jo comme un exemple de dispositif de réinsertion déjà en place. Ce projet réunit Phuket Rajabhat University, la municipalité de Srisoonthorn et les communautés locales afin d’offrir aux détenus une formation professionnelle et des possibilités de revenus.
Elle a également souligné que le Department of Corrections et les prisons de tout le pays s’emploient à doter les détenus de compétences professionnelles avant leur libération.
Deux propositions visent les casiers judiciaires et les obstacles à l’embauche
Oratai a demandé aux parlementaires d’étudier la suppression du casier judiciaire pour certains anciens condamnés après une période appropriée. Selon elle, cette mesure pourrait améliorer l’accès à l’emploi pour les personnes qui tentent de reconstruire leur vie.
Elle a également proposé un système intermédiaire via le Department of Corrections pour mettre en relation les anciens détenus avec des employeurs du secteur privé. Cette idée, a-t-elle dit, contribuerait à renforcer la confiance des employeurs dans le recrutement de personnes ayant déjà été condamnées.
Comme exemple de réinsertion réussie, elle a cité un ancien détenu qui travaille aujourd’hui comme barista dans un café à Phuket après avoir eu sa chance malgré un casier judiciaire.
Source: https://www.thephuketnews.com/phuket-mp-pushes-second-chance-reforms-for-former-prisoners-100145.php