Un ancien juge estime que l’affaire de Phuket met en lumière les garanties anti-SLAPP de la Thaïlande
Le rejet par le tribunal pénal de la plainte déposée par un ancien fonctionnaire de l’administration provinciale de Phuket a été cité par l’ancien juge de la Cour suprême Was Tingsamitr comme une avancée importante dans les efforts déployés par la Thaïlande pour empêcher les poursuites.
Le rejet par le tribunal pénal de la plainte déposée par un ancien fonctionnaire de l’administration provinciale de Phuket a été cité par l’ancien juge de la Cour suprême Was Tingsamitr comme une avancée importante dans les efforts déployés par la Thaïlande pour empêcher les poursuites intentées en représailles contre les plaignants.
Le tribunal a rejeté l’affaire au stade de l’examen de la plainte, le 24 juillet 2026, sans ouvrir d’enquête préliminaire, selon un article cité par Tingsamitr dans une publication Facebook du 1er août.
L’ancien fonctionnaire avait engagé des poursuites contre un propriétaire foncier, l’accusant d’avoir fait une fausse déclaration et de s’être rendu coupable de diffamation. Le propriétaire foncier avait signalé qu’on lui aurait demandé 1 million de bahts en échange de la modification de documents relatifs à la possession d’un terrain, selon l’article.
Tingsamitr a déclaré que le tribunal avait relevé des indices préliminaires laissant penser que la plainte avait été déposée de mauvaise foi et avait invoqué l’article 161/1 du Code de procédure pénale thaïlandais pour la rejeter avant que l’affaire n’aille plus loin.
Il a précisé que la décision ne devait pas être interprétée comme établissant que la demande de 1 million de bahts avait bien été formulée, ni comme concluant que l’ancien fonctionnaire avait été reconnu coupable d’avoir accepté un pot-de-vin. Selon lui, le tribunal avait plutôt évalué si la plainte était utilisée de manière abusive contre une personne ayant signalé des faits de corruption.
Cette affaire intervient après que le président de la Cour suprême a publié, le 25 mai 2026, des directives sur les procédures pénales engagées de mauvaise foi. Ces directives ont été publiées dans la Gazette royale le 29 mai et énumèrent les circonstances susceptibles d’indiquer un recours abusif à la justice, notamment le harcèlement ou l’intimidation, les difficultés excessives imposées au défendeur, les pressions visant à obtenir un avantage indu, ainsi que la présentation consciente de faits faux ou la dissimulation d’informations importantes au tribunal.
Tingsamitr a présenté l’affaire de Phuket comme un exemple potentiel de l’approche anti-SLAPP de la Thaïlande. Ce terme désigne les mesures visant à empêcher que les procédures judiciaires soient utilisées pour intimider ou faire peser une charge financière sur les personnes qui soulèvent des questions d’intérêt public.