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Une députée du People’s Party affirme que les mutations de responsables à Phuket ne sont qu’une réponse de façade aux problèmes présumés liés à la mafia

La députée de liste du People’s Party, Pakamon Noon-anan, a déclaré que la mutation du gouverneur de Phuket et d’un gouverneur adjoint ne constituait pas une réponse sérieuse aux problèmes présumés liés à la mafia dans la province, qualifiant ces mesures d’opération de communicat

Une députée du People’s Party affirme que les mutations de responsables à Phuket ne sont qu’une réponse de façade aux problèmes présumés liés à la mafia

La députée de liste du People’s Party, Pakamon Noon-anan, a déclaré que la mutation du gouverneur de Phuket et d’un gouverneur adjoint ne constituait pas une réponse sérieuse aux problèmes présumés liés à la mafia dans la province, qualifiant ces mesures d’opération de communication plutôt que de véritable purge en profondeur.

S’exprimant le 16 juin au Future Forward building à Bangkok, Pakamon, qui préside la commission de la Chambre chargée du développement politique, des communications de masse et de la participation publique, s’est interrogée sur ce qui se passerait après ces mutations. Selon elle, déplacer des responsables ne revient pas à les sanctionner, et elle a soutenu que le public connaissait ces problèmes depuis longtemps.

Ses commentaires faisaient suite à la réaffectation du gouverneur de Phuket, Nirat Pongsitthaworn, à un poste de secrétaire permanent adjoint au ministère de l’Intérieur, ainsi qu’à la mutation de responsables de Phuket après la controverse autour de messages de chat divulgués. Pakamon a également évoqué le transfert d’un gouverneur adjoint de Phuket vers Nakhon Si Thammarat, estimant qu’une affectation dans sa province d’origine ne ressemblait pas à une sanction.

Pakamon a dit être déçue que la Première ministre et le ministre de l’Intérieur n’aient, selon elle, agi qu’après la médiatisation de l’affaire, malgré des plaintes anciennes dans la région. Elle a indiqué que des députés du People’s Party avaient tenté de remettre directement une plainte à la Première ministre lors d’une visite à Phuket, mais qu’on leur avait demandé de partir, ce qui, selon elle, soulève des doutes sur la volonté du gouvernement d’écouter.

Elle a également déclaré qu’une affaire antérieure liée à ce qu’elle a décrit comme un chat Line « help blue » avait déjà été portée devant sa commission. Selon Pakamon, le directeur général du Department of Provincial Administration avait été invité à s’expliquer sur le dossier, mais la commission s’était vu répondre qu’aucune enquête officielle n’avait encore été ouverte.

Pakamon a affirmé que le gouvernement devait expliquer clairement quels actes fautifs avaient été commis, qui était impliqué et qui en était à l’origine. Sans cela, a-t-elle dit, ces mutations ne convaincraient pas le public que les autorités s’attaquent sérieusement à l’influence mafieuse présumée à Phuket.

Elle a ajouté que sa commission continuerait de recueillir des faits cette semaine et prévoyait d’inviter le secrétaire permanent du ministère de l’Intérieur ainsi que le ministre de l’Intérieur à fournir des explications. Elle a aussi précisé que l’Election Commission avait été invitée à donner son avis sur la question de savoir si une ingérence auprès de fonctionnaires de l’État lors d’une élection constituerait une infraction.