Les autorités forestières ordonnent au demandeur revendiquant un terrain à Nui Beach, Phuket, de clarifier une présumée emprise sur la réserve forestière et de démolir les structures
Les autorités forestières ont ordonné à un homme revendiquant la possession d’un terrain à Nui Beach, à Karon, de clarifier une présumée emprise sur des terres de la réserve forestière nationale et de démolir les structures qui y ont été découvertes, à la suite d’une inspection m
Les autorités forestières ont ordonné à un homme revendiquant la possession d’un terrain à Nui Beach, à Karon, de clarifier une présumée emprise sur des terres de la réserve forestière nationale et de démolir les structures qui y ont été découvertes, à la suite d’une inspection menée par plusieurs agences le 10 juin.
L’opération s’est déroulée à Nui Beach, sur Soi Laem Mum Nok, et a ensuite été détaillée dans une publication sur les réseaux sociaux du 14 juin par le STRONG Anti-Corruption Club of Thailand. L’inspection était dirigée par le Pol Lt Col Pongsakorn Meepanthu, directeur de la Division d’enquête 4 du Bureau d’enquête 4, et par l’enquêteur du Médiateur Phumikhanit Jiamonukulkit.
Ils étaient accompagnés de responsables de l’administration provinciale de Phuket, de la police provinciale de Phuket, de la police de Karon, du Forest Management Office 12 (Krabi Branch), du Phuket Land Reform Office et de la municipalité de Karon.
Les autorités ont indiqué que l’enquête faisait suite à des plaintes d’habitants affirmant que des personnes influentes avaient empiété sur des terres situées dans la Nakorn Khet Mountain Range National Forest Reserve, y avaient construit illégalement des structures et bloqué l’accès à une zone de plage publique.
Les autorités ont précisé que la Cour suprême avait déjà révoqué les droits sur le terrain contesté en 2014, mais que l’empiètement et l’occupation présumés s’étaient poursuivis.
Lors de l’inspection, les agents forestiers ont rencontré un homme identifié comme Singha "Laem Singh" Paisanvorachai, également appelé Kittipop Pengkaew, qui a affirmé être le propriétaire ou le détenteur de la parcelle. Les autorités lui ont indiqué que le directeur général du Department of Forestry lui avait ordonné d’exposer les faits concernant l’empiètement présumé et avait également émis un ordre de démolition en vertu de la Section 25 du National Forest Reserve Act.
Des policiers et des agents administratifs étaient présents en tant que témoins et pour assurer la sécurité pendant l’opération.
Selon des sources du Forest Management Office 12, des demandes ont été déposées pour obtenir l’autorisation d’utiliser des terrains dans la zone de Nui Beach, située à l’intérieur de la réserve forestière nationale. Le Department of Forestry a demandé au bureau régional d’inspecter la zone et de soumettre ses recommandations au comité chargé d’examiner ces demandes.
Le bureau du Médiateur a indiqué qu’il se coordonnerait avec les agences concernées et envisagerait des poursuites judiciaires sur la base des éléments recueillis lors de l’inspection.
Les autorités ont signalé que les touristes continuaient de se rendre à Nui Beach comme d’habitude pendant l’inspection sur le terrain.
Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une offensive provinciale plus large contre l’occupation illégale de terrains de l’État à Phuket. Le ministre des Ressources naturelles et de l’Environnement, Suchart Chomklin, a déclaré que certaines plages de Phuket avaient déjà fait l’objet de décisions judiciaires définitives, citant Nui Beach comme ayant fait l’objet de décisions en 2018-2019. Il a indiqué que les autorités afficheraient des avis et accorderaient 45 jours pour les recours, avant de poursuivre conformément à la loi.
Suchart a ajouté que si la démolition était mise en œuvre, les autorités déploieraient une force conjointe comprenant les services forestiers, les unités des parcs nationaux, White Shark et Phayakrai afin de rester dans la zone. Il a précisé que le public devrait commencer à voir des interventions parcelle par parcelle vers la mi-juillet, à mesure que les délais de recours arriveront à expiration.