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Un député de Phuket et des acteurs locaux réclament davantage de pouvoirs pour la province

Un député de Phuket et d’autres participants à un séminaire organisé samedi 8 août ont appelé à renforcer les compétences locales sur les budgets, les effectifs, les infrastructures, les autorisations et la gestion des terrains publics, dans le cadre d’un possible modèle d’autonomie.

Un député de Phuket et des acteurs locaux réclament davantage de pouvoirs pour la province

Un député de Phuket et d’autres participants à un séminaire organisé samedi 8 août ont appelé à renforcer les compétences locales sur les budgets, les effectifs, les infrastructures, les autorisations et la gestion des terrains publics, dans le cadre d’un possible modèle d’autonomie administrative pour la province.

Le séminaire, intitulé « Autonomie administrative de Phuket : approches de la décentralisation pour un développement local durable », s’est tenu au Patong Bay Hill Hotel et a été organisé par la commission de la Chambre des représentants chargée du développement politique, des médias de masse et de la participation citoyenne. La commission était présidée par Pukkamon Nunarnan et réunissait des représentants des administrations publiques, du secteur privé, de la société civile, des députés et des habitants.

Le député de la circonscription 2 de Phuket, Chalermpong Saengdee, a déclaré que la province continuait de faire face à des problèmes liés à l’occupation illégale de terrains publics, à des personnalités influentes, à des entreprises servant de prête-noms et à des groupes mafieux présumés. Il a affirmé que les lois et les structures administratives existantes limitaient la capacité de la province à régler ces problèmes.

M. Chalermpong a appelé à la décentralisation dans quatre domaines : les pouvoirs, le budget, les effectifs et les responsabilités. Il a déclaré que Phuket devrait disposer d’une plus grande autorité sur les questions touchant directement la province, notamment l’utilisation des terrains publics, les autorisations dans les zones forestières, le développement des infrastructures, les routes et les services publics.

Il a également demandé que des effectifs suffisants soient affectés à Phuket et que les organismes participant aux projets d’infrastructure coordonnent plus efficacement leur action afin de réduire les lenteurs bureaucratiques. Il a proposé de créer un « Conseil des citoyens » chargé d’assurer des contre-pouvoirs face aux administrateurs provinciaux et de surveiller les dépenses budgétaires.

M. Chalermpong a déclaré qu’il était prêt à faire adopter par le Parlement des textes sur les « provinces autonomes » ou une « aire métropolitaine de Phuket ». Il a toutefois souligné que l’opinion publique devait être prise en compte avant l’adoption de tout modèle de gouvernance.

L’intervenant du séminaire Preechawude « Prab » Keesin a déclaré que le statut de Phuket en tant que ville touristique internationale nécessitait une structure administrative capable de répondre rapidement aux besoins locaux. Il a proposé d’accorder aux autorités locales davantage de pouvoir pour prendre des décisions et délivrer des autorisations dans le respect de la loi, notamment dans les secteurs du tourisme, des divertissements et des spas, ainsi que pour la gestion des ressources naturelles et des forêts.

Selon sa proposition, le gouvernement central conserverait la responsabilité de la sécurité nationale, du système judiciaire, des affaires étrangères ainsi que des systèmes financiers et fiscaux nationaux. Il a également appelé à ce qu’une part plus importante des impôts et des revenus générés à Phuket soit reversée aux autorités locales pour financer les services publics et le développement de la province.

M. Preechawude a déclaré qu’une meilleure coordination était nécessaire concernant les espaces publics, le stationnement, la circulation et les transports publics, y compris d’éventuels systèmes de transport collectif tels que des autobus et des tramways. Il a également proposé d’intégrer les systèmes de vidéosurveillance (CCTV) et d’intelligence artificielle exploités par différents organismes afin d’améliorer la sécurité et la gestion urbaine.

Plutôt que d’adopter un système unique à l’échelle nationale, a-t-il déclaré, chaque province devrait pouvoir développer un modèle adapté à sa situation. Pour Phuket, il a suggéré un projet pilote d’une durée d’environ 30 à 50 ans, assorti d’indicateurs mesurables couvrant l’économie, la sécurité, la prestation des services publics, l’éducation, la santé publique, l’application de la loi et la gestion des ressources naturelles.

Mme Pukkamon a déclaré qu’un « modèle de Phuket » avait déjà été défendu sous le gouvernement du général Prayut Chan-o-cha, mais qu’il n’avait pas été maintenu. Elle a affirmé que l’effort actuel devait s’attaquer aux problèmes structurels et mettre en place des mécanismes susceptibles de perdurer au-delà du mandat de tout gouvernement.

La commission a déclaré qu’elle recueillerait les avis des habitants, des entreprises, de la société civile et des administrations publiques, plutôt que d’imposer un modèle depuis Bangkok. Elle rassemblera les recommandations du séminaire dans un rapport destiné au gouvernement et aux organismes concernés et pourrait envisager de rédiger des textes de loi pour soutenir la décentralisation et l’autonomie administrative à Phuket.

Une session organisée l’après-midi, intitulée « Les voix du peuple façonnent l’avenir de Phuket », a permis aux participants de recenser et de hiérarchiser les problèmes et de proposer des solutions. La commission a déclaré que ces contributions seraient intégrées aux politiques et aux éventuelles propositions législatives, la participation du public et les circonstances locales devant guider tout modèle futur.